"Ton parfum, est toujours sur mon écharpe. Je me surprend parfois à la sentir pour me rassurer. Tandis que je me remémore ta douce présence, en ces instants, je crois : Je n'ai pas rêvé, ce parfum en est la preuve. Aussi incohérent que cela puisse paraître : mes rêves en sont la preuve.
Me voilà dans un bel état... Tu devines, « Apostrophe... » Je t'aime moins, et plus encore. Etrange contradiction.
Je pense à ce baiser. Notre premier vrai baiser est aussi le premier à venir de toi. J'aime à croire que ce n'est pas un hasard. Et je tente de me rappeler, le goût délicieusement sucré et alcoolisé qu'avait celui-ci. Et quand par bonheur il me revient, je ne pense plus qu'à toi. Je suis incapable de me souvenir où étaient mes mains, où étaient les tiennes, et comment nous avons bien pu ne pas continuer des heures. Mais je sais que c'était tendre, je n'osais plus t'attendre. C'était toi pour moi, un court instant.
Toujours, je souhaite avoir raison de croire en nous. "
Ton parfum n'est plus sur mon écharpe. Je l'ai laissée au vent, et l'ai même accrochée au cou d'inconnus. Sans penser en mal, et sans vouloir provoquer la fuite de Chance. Je sais bien que ça ne marche pas comme ça. Par paresse, je choisis d'emblée cette écharpe, car elle n'est pas encombrante, légère et douce, je ne la lâche pas, elle me tient chaud. Lorsque je la quitte, j'ai peur pour mon cou. Je m'y suis habituée. Et les mauvaises habitudes, c'est bien connu, c'est dur à perdre.
J'y pense. Je prend du retard sur mon sommeil, puis du retard sur mon reveil. Avec ça, je n'attrappe jamais le bon train. J'arrive en retard à destination, et on n'a plus besoin de moi, la fête est finie. J'attend, parce qu'on ne sait jamais, ça pourrait reprendre... Rien. Je prend le dernier train, j'arrive tard, tout le monde dort et personne ne décroche quand je veux entendre une respiration familière.
On ne sait rien des appels en absence.
Je frissonne, jete mes affaires un peu partout, et essaye de me regler à une heure parfaite.