Je porte ce sourire sur mes lèvres, et de petits papillons dans mon ventre. Je sens la lumière changer de couleur sur mon visage. Je crois à la beauté de la solitude, parfois. Celle dont je parle ne serait rien sans mémoire, car elle est bien plus qu'esthetique. J'ai de récents souvenirs, qui me font sourire à l'Heure, que je ne vois plus défiler. Je passe tout mon temps avec et sans toi, ça n'a pas de sens. Je te relis. C'est certain, nul écrivain ne me rendrait plus vivante. J'ai dans la tete des mots sous forme de chanson, qui ressortent déguisés autres, en paroles. Je dis "Tu es...", pour "magnifique", je dis "tes yeux" pour "ton regard", et "je t'aime" ressort inlassablement en phrases insignifiantes qui me font rester sur le pas de ta porte. "Tu m'épuises!" Finalement, 3 jours par an d'existence dans tes belles pensées vaut bien mieux que n'importe laquelle auprès des autres. Avec cet état d'esprit, je conviens que peu de gens viendront saluer ma tombe. Mais je n'ai besoin ni de gomette, ni de coccinelle pour penser à toi. J'espère que le monde n'aura pas besoin de me savoir six pieds sous terre à tel endroit, pour ne pas m'oublier. C'est entre autre pourquoi je me ferai incinerer; je me donne corps et âme à l'Amour destructeur de futilités.
Si quelqu'un a compris quelque chose, je lui fais des bisous virtuels. Et qu'il ne s'en fasse pas trop, ça passera comme c'est venu.